Dossier spécial

Coronavirus…

Coronavirus

La pandémie de coronavirus...

La pandémie de coronavirus continue de s’accélérer et de semer le chaos partout à travers le monde avec un bilan qui dépasse les 16 000 morts au 24 mars 2020. Plus de 1,8 milliard d’habitants sont désormais confinés à travers le monde et les économies sont au bord de l’asphyxie.

Apparue en Chine fin 2019, la maladie Covid-19 est causée par le SARS-CoV-2, un virus qui appartient à la grande famille des coronavirus. Les coronavirus, qui doivent leur nom à la forme de couronne qu’ont les protéines qui les enrobent, font partie d’une vaste famille de virus dont certains infectent les animaux, d'autres l'homme. Ils sont susceptibles d’être à l’origine d’un large éventail de maladies. Chez l’homme, ces maladies vont du rhume banal à une infection pulmonaire sévère, responsable d’une détresse respiratoire aiguë. On peut s'en protéger en se lavant fréquemment les mains, et en évitant de se toucher le visage. Le nouveau coronavirus 2019 se propage essentiellement par contact avec une personne infectée, lorsqu'elle tousse ou éternue, ou par l'intermédiaire des gouttelettes de salive ou de sécrétions nasales. En fonction des températures et du taux d'humidité, le virus peut survivre quelques heures, voire quelques jours, sur diverses surfaces si elles ne sont pas désinfectées.

Un des facteurs de transmission les plus importants semble être le contact des mains avec des surfaces infectées puis avec la bouche, le nez ou les yeux. C'est pourquoi il est essentiel d'éviter de se toucher les yeux, le nez ou la bouche (qui sont des portes d'entrée possibles du virus dans votre organisme) avec des mains sales. Les mesures dites "barrières" sont donc indispensables pour limiter l'impact du virus : se laver fréquemment les mains avec du savon ou du gel hydroalcoolique, éternuer ou tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, ne pas se serrer la main, ne pas faire la bise pour dire bonjour

Les symptômes les plus courants du virus sont une forte fièvre (supérieure à 37,5°C) et une toux sèche ou grasse. Certaines personnes peuvent également souffrir de courbatures, de maux de tête, d’une sensation d'oppression ou d’essoufflement. Ces symptômes évoquent une infection respiratoire aiguë. Dans les cas plus graves, l'infection peut provoquer "une détresse respiratoire, une insuffisance rénale aiguë, voire une défaillance multiviscérale pouvant entraîner la mort", indique le ministère de la Santé. Compte tenu du fait que les symptômes du Covid-19 peuvent être confondus avec ceux d'une grippe, le seul moyen de confirmer le diagnostic est d'effectuer un test biologique par prélèvement naso-pharyngé.

QU’EST QU’UNE PANDEMIE ?

Une pandémie s'étend à un continent, voire au monde entier.

Le Coronavirus découvert en Chine en décembre 2019 progresse à grande vitesse dans les pays du monde et le nombre de cas augmente au fil des heures, notamment en Europe. L'épidémie de Covid-19 est déclarée comme pandémie par l'OMS. Qu'est-ce que c'est concrètement et quelle différence avec une épidémie ?

Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), on parle de pandémie en cas de propagation mondiale d'une nouvelle maladie. A date de rédaction de cet article (24.03.2020), 169 pays sont touchés dans le monde (sur 198 reconnus par l'ONU). L'épidémie de coronavirus est devenue une pandémie le 11 mars comme annoncé par l'OMS ce même jour. La grande majorité de la population n'étant pas immunisée contre ce nouveau virus, son impact et sa gravité sont potentiellement plus élevés que dans le cas d'un virus déjà connu. "Si un pourcentage élevé de la population est infecté, même si la proportion des sujets infectés contractant une forme grave est faible, le nombre total des cas graves peut devenir relativement important".

La principale différence entre épidémie et pandémie réside dans l'ampleur géographique de la maladie. Une épidémie (du latin epidemia qui signifie "à la maison") correspond au développement et à la propagation rapide d'une maladie contagieuse, le plus souvent d'origine infectieuse, chez un grand nombre de personnes. L'épidémie se limiterait donc à une région, un pays ou à une zone bien définie.

En revanche, une pandémie (du grec pan qui signifie "tout" et demos qui signifie "peuple") est une épidémie avec plusieurs foyers. La pandémie s'étend à toute la population d'un continent, voire au monde entier. Son impact et sa gravité (nombre de contaminations et taux de mortalité) sont donc plus importants que ceux d'une épidémie.

Les milliers de contaminations et de décès dus au coronavirus font qu'il s'agit officiellement d'une "pandémie" avec la présence du virus dans près de 170 pays du monde et le développement de zones à risque hors de la Chine, notamment à Singapour, en Corée du Sud, en Iran et en Italie. Ces zones étant devenues de véritables foyers de l'épidémie, l'OMS a officiellement reclassé le Covid-19 en "pandémie", le mercredi 11 mars 2020. Une décision prise à cause des "niveaux alarmants de propagation et de gravité" du coronavirus dans le monde.

Quand l'OMS déclare officiellement le stade de pandémie, ses 198 Etats Membres doivent respecter le Règlement sanitaire international (RSI). Il s'agit d'un accord qui oblige les Etats Membres de l'OMS à collaborer au profit de la sécurité sanitaire mondiale. Concrètement, ces pays s'engagent à renforcer leurs capacités en matière de détection, d'évaluation et de notification des événements de santé publique. Et aussi à mettre en place des mesures particulières dans les ports, les aéroports et les postes pour limiter la propagation du virus. Cela peut consister par exemple à commander du matériel médical, à faire des restrictions dans les transports, à mobiliser une réserve sanitaire, à fermer certains lieux publics, à stocker des vaccins, à construire des établissements hospitaliers…

Les pandémies les plus mortelles dans l'Histoire

  • La pandémie de la peste noire, causée par la bactérie Yersinia pestisa sévi en Asie, au Moyen-Orient, au Maghreb et en Europe. Elle se déclare pour la première fois en 1334 dans la province de Hubei en Chine. De 1347 à 1352, la peste noire fait 25 millions de victimes en Europe, ce qui correspond environ à la moitié de la population européenne à l'époque et 25 millions de morts dans le reste du monde, notamment en Chine, en Inde, en Egypte, en Perse et en Syrie. La peste noire est principalement transmise par les poux, les piqûres de puces et les rats.
  • La grippe espagnole, maladie causée par une souche de type A H1N1 particulièrement violente, est une pandémie qui a contaminé plus d'un tiers de la population mondialeentre 1918 et 1919. Elle aurait tué, selon l'Institut Pasteur, plus de 50 millions de personnes, soit 5 fois plus que lors des batailles de la Première Guerre mondiale. Très peu de régions dans le monde ont échappé à cette pandémie.
  • Depuis 1981,le sida, causé par le virus du VIH, a provoqué 32 millions de morts à travers le monde, précise le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (Onusida). La pandémie de Sida a commencé à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, dans les années 1920, avant de se propager au monde entier.
  • Le choléra, maladie diarrhéique aiguë provoquée par l'ingestion de la bactérie Vibrio cholerae, est apparu en 1817. La première pandémie de choléra (1817-1824) frappe tout l'Extrême-Orient, l'Afrique orientale et l'Asie Mineure. La pandémie actuelle (la septième) a démarré en Asie du Sud, en 1961, a atteint l'Afrique en 1971, puis le continent américain en 1991. Au total, on comptabilise 7 pandémies de choléra qui ont tué et tuent encore aujourd'hui des millions de personnes. D'après l'OMS, il y aura chaque année entre 1.3 et 4 millions de cas de choléra et près de 143 000 décès dus à la maladie dans le monde.
  • La variole, maladie contagieuse aiguë causée par le virus variolique, a tué près 50 millions de personnes dans le monde chaque année, entre le début des années 1950 et le début des années 70. On comptabilise entre 300 et 500 millions de victimes pendant le XXe siècle. Grâce aux campagnes de vaccination mondiales, la variole a été éradiquée en 1980, selon l'OMS. C'est la première maladie à avoir été combattue par des actions concertées et ciblées à l'échelle mondiale.

 

RESTEZ CHEZ VOUS

« Restez chez vous » : le mot d'ordre se répand un peu partout sur la planète. De Wuhan en Chine à la Bolivie, en passant par la France et par New York, près d'un milliard de personnes doivent rester à leur domicile et ainsi éviter de contracter le virus. Celui-ci a déjà contaminé plus de 300 000 personnes dans le monde et fait au moins 16 000 morts au 24.03.2020. Plus d’1,8 milliards de personnes à travers la planète sont désormais assignées à résidence et les barrages se renforcent.

« Restez chez vous », « fermez tout » : les mots d'ordre pour éviter à tout prix les rassemblements et contacts favorisant l’épidémie du coronavirus se répandent partout dans le monde, face à une contagion planétaire rapide et à un bilan effroyable. Parfois c'est une recommandation, parfois une obligation légale. Partout, la consigne est claire : se tenir à distance les uns des autres. Chez nous au Bénin, la « distanciation sociale » tient cependant de l'utopie….

 

GESTION MONDIALE OU INDIVIDUELLE ?

La crise du coronavirus est l’occasion de s’interroger sur les fonctionnements de nos sociétés, et en particulier sur notre capacité à gérer nos biens communs ensemble.

La pandémie de coronavirus est une crise sanitaire sans précédent pour les sociétés modernes. Jamais depuis la grippe espagnole le monde contemporain mondialisé n’avait dû faire face à une épidémie à la fois si rapide, si contagieuse et si difficile à gérer. Partout dans le monde, on lutte comme on peut contre la propagation du virus et ses conséquences sanitaires, sociales et économiques.

Mais déjà, cet épisode fait réfléchir. En effet, notre manière de gérer cette crise collectivement et individuellement en dit long sur la façon dont nous sommes structurés en tant que société. Il est frappant de constater à quel point la prise de décision au sujet du coronavirus a été saccadée, fragmentée. Chaque pays prend ses décisions de manière isolé.

Enfin, les réactions suscitées par la crise sont aussi éclairantes au niveau individuel. Alors que depuis des semaines les autorités et les médias ressassent en boucle les consignes de sécurité, on a vu fleurir les comportements les plus irrationnels.

Il y a d’abord ceux qui ignorent les alertes, ne respectent pas les consignes de quarantaine, continuent de se déplacer, se rassembler, augmentant ainsi les risques de propagation. Ensuite, en Europe et aux Etats-Unis, il y a eu la ruée sur les masques de protection, qui devaient pourtant être attribués en priorité aux personnels soignant. Même chose aujourd’hui dans le domaine alimentaire ou dans les produits d’hygiène de base : on se précipite au supermarché pour faire des réserves. Résultat, la gestion des stocks et des flux est rendue délicate, avec des risques de pénuries temporaires ou locales. Là encore, on le voit, chacun semble enclin à faire passer son intérêt particulier et ses angoisses avant l’intérêt collectif. Et là encore, c’est un trait profondément humain que l’on retrouve à la racine de la majorité de nos problèmes de gestion des biens collectifs.

Et on pourrait aussi mentionner la diffusion et le partage massif de fake news et de désinformation, chacun contribuant à rajouter de la confusion à la crise.

 

Tout cela devrait nous amener à réfléchir sur notre capacité à surmonter les crises. À les identifier d’abord, à les anticiper, ensuite, et puis à les gérer. Par définition, les crises peuvent survenir n’importe quand et aucune société n’en est à l’abri.

 

NOS FEMMES AFRICAINES

NOS FEMMES AFRICAINES

La femme africaine du 21ème siècle...

NOS FEMMES AFRICAINES

Les portraits de la femme africaine du 21ème siècle ne cadrent plus avec la réalité. Bien trop souvent, les photos de femmes africaines les montrent sur le chemin du champ, allaitant des enfants devant des cases du village, transportant de lourdes charges sur les marchés ou fuyant des conflits. Il est important aujourd’hui de changer cette perception en montrant une image de la femme entrepreneur, de la femme chef d'entreprise, de la femme forte économiquement et surtout de rappeler la place de la femme africaine dans l’histoire du continent.

LES FEMMES QUI ONT FAIT L'AFRIQUE ?
Connaissez-vous le nom de ces femmes africaines qui ont influencé, changé le monde grâce à leur force et leur intelligence ?
De l'Antiquité au XIXe siècle, des femmes ont fait l’Afrique d’aujourd’hui. Toutes ces reines antiques ou ces égéries contemporaines se sont fait valoir grâce à leur personnalité, leur beauté, mais pour beaucoup par leurs actes. Ces parcours inspirants sont la preuve que la femme africaine et plus largement la femme noire a marqué, marque et marquera encore l’Histoire du monde en créant, fondant, soutenant et en faisant entendre sa voix.

 

Cléopâtre - Egypte, 69-30 av. J.-C.

Cléopâtre est un personnage phare dont la légende s’est emparée de son vivant. C’est sans aucun doute la femme la plus célèbre d’Egypte, mais aussi de toute l’Antiquité. Elle est considérée comme le dernier pharaon que l’Egypte ait connu. L’histoire raconte qu’elle était une négociatrice hors pair, d’une beauté atypique, comme le montrent les représentations. Même si son objectif était de protéger l’indépendance de l’Egypte, elle s’engage dans une relation avec César en 48 av. J.-C. Elle le suit à Rome et s’y installe. Cependant, la mort de son bien-aimé la contraint à un dur retour à la réalité. Le futur Auguste mène bataille pour annexer l’Egypte. Cléopâtre aime mieux mourir que de voir l’Egypte envahie.

Amina de Zaria-  la reine guerrière des Haoussa- Gambie, 16e siècle

Surnommée « Yar Bakwa Ta San Rana » (femme aussi capable qu’un homme), Aminatou va profondément marquer l’histoire des Haoussa. Leur royaume, situé au nord de l’actuel Nigeria, était divisé en 7 états, parmi lesquels se trouvait celui de Zazzaou (Zaria). C’est sur ces terres qu’Amina sera amenée à régner durant 34 ans en tant que reine ou princesse… L’Histoire n’est pas claire concernant ce point. Très tôt dans sa vie, elle se découvre une passion pour l’art de la guerre. Elle est surnommée “la reine guerrière”. Forte et fine stratège, elle parviendra à conquérir d’autres territoires pour ainsi étendre celui de Zaria. Elle fera construire des murs tout autour de son nouveau royaume, murs dont les vestiges sont encore visibles au Nigéria aujourd’hui et connus sous le nom « murs d’Aminatou ». Amina a tellement marqué la mémoire collective qu’elle est a même inspiré les créateurs de la série américaine et néo-zélandaise « Xena, la guerrière ».

Anna Zingha- Angola, 17e siècle

En 1583, dans l’actuel Angola naissait la reine Nzinga. Cette immense figure africaine a résisté contre l’invasion portugaise et libéré son peuple de l’esclavage. C’est en 1626 qu’elle devient reine. À cette période, les Portugais attaquent ses terres alors que la paix avait été négociée quelques années plus tôt, avec pour conditions la conversion au christianisme. Loin de se laisser faire, la reine Nzinga s’installe sur un autre territoire Matamba et décide de combattre les envahisseurs portugais. Cela dure 30 ans. Son royaume devient également une terre d’asile pour les esclaves qui fuyaient les rafles. Excellente stratège, elle profite des rivalités entre Européens pour défendre ses terres et les siens. Ainsi, elle noue une alliance avec les Néerlandais, rivaux des Portugais à cette époque. La reine Nzinga est parvenue à faire de son royaume une puissance commerciale et ainsi se rendre égale aux envahisseurs Portugais. Elle est souvent décrite comme une habile tacticienne, puisqu’elle résiste aux attaques des armées occidentales pendant trente ans ! Aujourd’hui, elle est connue comme “la reine dont la flèche trouve toujours le but”.

 

Tasi Hangbè, la reine libertine et ses amazones, 17e siècle – 18e siècle

Peu de choses sont connues sur elle car elle a été largement effacée de l'histoire officielle du Dahomey. Cependant, il est souvent considéré qu'elle est devenu reine après la mort soudaine du roi Akaba en 1708. Il existe des divergences sur la durée et l'étendue de son règne.

Akaba devient roi de Dahomey vers 1685. Alors que le royaume est toujours en guerre contre ses ennemis jurés, les Ouéménous, le roi Akaba est violemment emporté par la variole. Pour ne pas nuire au moral des troupes, un conseiller royal a l'idée de travestir Tasi Hangbè et lui demande de remplacer son jumeau, le défunt roi, sur le champ de bataille. Intrépide, la reine accepte. Dans les vêtements de son frère, elle lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Elle scelle sa monture et s'en va galvaniser les troupes. Voulant honorer la mémoire du roi, la reine Tasi est transcendée par sa mission et mène ses guerriers jusqu'à la victoire. En tuant le chef des Ouéménous, elle met fin à la rivalité des deux peuples ennemis et acquiert une immense notoriété du jour au lendemain. Tasi devient alors la véritable reine du Dahomey. Considérant les femmes tout aussi capables que les hommes, la reine fonde un régiment de combat exclusivement féminin, son corps d'amazones. Les Mino, quelques 4000 femmes entrainées à tuer sans sourciller. Choisies, dès l’adolescence, parmi les esclaves les plus robustes, elles sont formées à vénérer leur souveraine et à lui donner leur vie. Armées de flèches empoisonnées et d’immenses machettes, elles ne s'éloignent jamais de la reine lors des combats. Elles ont la réputation de décapiter leurs prisonniers et de brandir les têtes ensanglantées comme un étendard destiné à faire flancher la fougue de l’ennemi.

Abla Pokou - Côte d’Ivoire, 18e siècle

Abla Pokou est une reine d’Afrique de l’Ouest qui mène le peuple baoulé du Ghana vers la Côte d’Ivoire pour le libérer d’une guerre fratricide pour le contrôle du royaume d’Ashanti, au Ghana. La légende est connue de tous : elle raconte que la reine a dû sacrifier son fils pour traverser la rivière avec son peuple. Cette histoire serait à l’origine du nom “baoulé”. Lors du sacrifice de son enfant, elle se serait exclamée “ba oulié”, ce qui peut se traduire par “l’enfant est mort”. C’est le nom que portera son peuple, qu’elle installe en Côte d’Ivoire. Abla Pokou, princesse ashanti, est devenue la reine des Baoulé et a régné avec splendeur jusqu’en 1760. 

Néfertiti – Egypte, 18e siécle

On ne peut parler des plus grandes reines africaines sans mentionner Néfertiti, dont le charme a inspiré tant d’écrivains à travers les siècles. Celle dont le prénom signifie «la belle est arrivée» porte toujours en elle tout le mystère et la grandeur de l’époque des pharaons. Maîtresse de toutes les femmes, la Dame des deux terres, la Bien-Aimée du Roi... L’ensemble de titres honorifiques existants ne semble pouvoir égaler sa prestance. Alors que la future souveraine impressionne tout l’empire, elle fait également une forte impression sur son époux. Amenhotep IV tombe éperdument amoureux de la Grande Épouse Royale dès qu’il l’aperçoit. Petit à petit, il délaisse son harem et les bras de ses concubines pour se consacrer à celle qu’il appelle Ma Bien-Aimée. Les fresques et reliefs des murs ancestraux sont les témoins de la relation étroite qui unit les deux époux. Jamais un monarque égyptien ne voua un tel culte à une femme et ne consacra autant de place à son épouse, demandant sans cesse à ses artisans de sculpter le visage de sa belle dans le but de la rendre immortelle.

Seh-Dong-Hong-Beh- Bénin, 19e siècle

Son nom se traduit par “Dieu dit la vérité”. Elle est la chef des célèbres amazones du Dahomey, ancien nom du Bénin, bien ancrées dans l’Histoire mais dont on oublie souvent la provenance. Aux alentours de 1850, Seh-Dong-Hong-Beh dirige cette armée composée de plus de 6 000 combattantes. Leur combat le plus connu est l’assaut lancé contre la forteresse Egba d’Abeokuta au Nigeria. A la fin du 19e siècle, Behanzin mène la guerre contre les colons français. Dans son armée de 10 000 guerriers, on trouve encore 1 200 amazones, qui se battent jusqu’à la mort. On raconte qu’elles ont préféré brûler leurs villages plutôt que de les abandonner aux colons. 

Ndaté Yalla Mbodj, le cauchemar des colons, 19e siècle

Lorsqu'en 1855 les Français arrivent sur la côte sénégalaise dans l’espoir de la coloniser, ils se heurtent à la résistance d’une femme. Postée sur son trône, le visage altier et le corps opulent, elle fume sa longue pipe. Autour d’elle, plus de 500 femmes richement vêtues et une gigantesque armée lui obéissent au doigt et à l’œil. Elle connaît bien ces envahisseurs – sa famille, les Tédiek, s’est enrichie grâce à leur long règne et aux nombreux échanges avec les comptoirs français – et elle est prête à prendre les armes pour défendre ce qui est à elle.  Jusqu’à sa mort, elle défiera les français, refusant coûte que coûte de parler la langue des colons et de porter leurs vêtements. A ce jour, Ndaté Yalla Mboj, la rebelle, reste encore une des figures emblématiques de la résistance coloniale du Sénégal.

NOS FEMMES AFRICAINES

LES FEMMES QUI FONT L'AFRIQUE D'AUJOURD'HUI ?

Qui sont ces femmes qui s’imposent parmi les grands hommes de ce monde ? Souvent sujette à la controverse, la femme africaine se doit de s’acharner au quotidien pour se faire valoir. Politiquement, économiquement, culturellement, elle évolue et s’immisce peu à peu dans le développement quotidien de son pays, de son continent. Quitte à prendre des risques, les femmes africaines tentent de fuir l’image de la femme domestique « ordinaire » que certains pays continuent à diffuser. On les retrouve après des dizaines d’années de lutte acharnée pour leur cause, à des postes à haute responsabilité, à l’exemple de Nkosazana Dlamini-Zuma, l’ancienne première dame d’Afrique du Sud, pressentie pour succéder à son mari à la présidence.

« Les Africaines sont encore sous-représentées en nombre dans le secteur privé. Comme partout dans le monde, la diversité reste un challenge pour les femmes en Afrique. Il n’y a toutefois pas lieu de désespérer, car de belles énergies se mettent en place pour faire avancer les choses plus vite. Le Mali vient de nommer trois femmes de moins de 40 ans au rang de ministres. La ville de Dakar a élu une femme maire. La République démocratique du Congo a pour la première fois de son histoire une femme à la tête de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda. Les compagnies aériennes de plusieurs pays africains ont désormais des pilotes de ligne, des commandants de bord et même des équipages entièrement féminins. L’Afrique arrive en tête des classements mondiaux pour l’entrepreneuriat féminin et regorge de startuppeuses comme de jeunes créatrices d’entreprise aux idées originales et novatrices. Cette montée en puissance et en nombre des femmes leaders rend encore plus criant l’écart avec toutes celles qui, trop nombreuses encore, vivent en dessous du seuil économique minimum, meurent en couches, souffrent en silence de violences domestiques, de viol ou de harcèlement, ou sont privées du droit de prendre leur vie en main. »

LA BEAUTE NOIRE VS LA DEPIGMENTATION

Beauté noire

Au commencement, il y avait en Afrique Noire, des femmes au teint ébène. Aujourd’hui, lorsqu’on se promène dans la plupart des villes africaines, on remarque que les femmes au teint noir sont en voie de disparition. La majeure partie des africaines pratiquant la dépigmentation de la peau.

Il n’est donc pas étonnant de rencontrer des femmes à deux ou trois couleurs de peau. Les plus malchanceuses se retrouvent avec un visage brûlé au second degré, des tâches et points noirs sur le corps, des vergetures sur tout le corps… Les motivations sociologiques profondes qui sous-tendent un tel phénomène, les multiples conséquences socioculturelles, économiques et surtout cliniques sont autant de prétextes qui ralentissent souvent la lutte contre la pratique de dépigmentation. L’ampleur de ce nouveau phénomène de société est impressionnant.

La dépigmentation de la peau est apparue en Afrique à la fin des années 60. L’éclaircissement de la peau par différents procédés est pratiqué dans plusieurs régions d’Afrique, mais les principaux pays touchés par ce phénomène sont le Togo, le Sénégal, le Mali, le Congo (où beaucoup d’hommes s’éclaircissent la peau également), la Côte d’Ivoire et l’Afrique du Sud.
Il semblerait que près de 90% des femmes qui utilisent des produits éclaircissants le font pour un ordre esthétique. Plusieurs personnes invoquent le fait que si les femmes s’éclaircissent la peau c’est pour l’unique raison que les femmes sont persuadées que les hommes préfèrent les femmes claires.

Au Bénin, le phénomène est de plus en plus croissant. De nombreuses associations et personnes élèvent leurs voix sur le sujet. Caludia Togbe d’Origine Terre a réalisé dernièrement une grande campagne publicitaire de lutte contre la dépigmentation notamment celle réalisée sur les bébés. Un sujet inquiétant : nos jeunes mères béninoises dépigmentent dès la naissance la peau de leur bébé. Une pratique dangereuse et nocive pour notre population.

Nous nous sommes penchés sur le sujet de la dépigmentation comme enjeu de santé publique en reprenant ses origines, expliquant ses procédés pour en venir au sujet qui nous intéresse la mise en avant de la beauté noire. Une magnifique couleur de peau à valoriser.

 

LA DEPIGMENTATION, EN AFRIQUE DES VOIX S’ELEVENT  

Une artiste camerounaise a publié le 18 juin 2019 une lettre ouverte aux industries du pays spécialisées dans la dépigmentation de la peau. Une tentative de plus pour sensibiliser hommes et femmes à ce phénomène qui, malgré ses ravages, demeure très en vogue.

La pratique a toujours le vent en poupe sur le continent, malgré sa dangerosité avérée. Le problème de la dépigmentation de la peau a de nouveau fait la une de plusieurs médias africains en cette fin d’année, après que la célèbre artiste camerounaise Mani Bella a posté un message destiné aux chimistes de son pays, spécialisés dans le blanchissement de la peau. Sur son compte Facebook, la jeune femme tente de sensibiliser les Camerounais aux effets néfastes du blanchissement de la peau, qu'elle-même a expérimenté à de nombreuses reprises et regrette aujourd'hui. La pratique est dénoncée depuis des années en Afrique mais, plus qu'un simple phénomène de mode, elle attire énormément de femmes et reste ancrée dans les mentalités. Elle continue d'abîmer les corps, mais aussi les esprits, des femmes africaines.

Dans une lettre ouverte adressée aux industries africaines spécialisées dans la dépigmentation de la peau, la chanteuse interpelle sur les conséquences néfastes des produits vendus quotidiennement aux africaines. "Frères et sœurs chimistes, il est temps de valoriser la couleur noire. Rendez-la forte, belle, souple et brillante. Misez sur des compositions à base de produits bio qui consisteront à rendre nos peaux ébène lumineuses, fermes, hydratées (...). Ces produits sont une honte pour le continent", écrit-elle ainsi.

La chanteuse souhaite également interpeller les africaines et les prévenir des nombreux dangers que provoque le blanchissement de la peau.

LA DEPIGMENTATION, UN ENJEU DE SANTE PUBLIQUE

La dépigmentation consiste en l'application sur tout le corps de plusieurs composés, par laits ou crèmes à base d'hydroquinone ou de gels à base de corticoïdes puissants. Elle peut également se faire via l'absorption de gélules ou par injection. Les femmes qui n’ont pas les moyens poussent jusqu'à s'imbiber d'eau de Javel. Et la liste des ravages est longue : cancers, infertilité, fragilité cutanée, brûlure grave de l'épiderme…D'un phénomène social, la dépigmentation est aujourd'hui devenue un drame sociétal.

Les Etats rwandais, ivoirien, kényan, sud-africain et ghanéen interdisent désormais l’utilisation et la vente de produits éclaircissant, mais dans les faits, les produits passent les frontières par tous les moyens. Et malgré les sensibilisations régulières effectuées par des ONG et des mouvements citoyens africains, la prise de conscience est lente parmi la population.

LA BEAUTE NOIRE VS LA DEGPIMENTATION

LA DEPIGMENTATION, ORIGINE DU PHENOMENE

Phénomène de mode, influence de l'entourage et de l'extérieur, traumatisme post-colonial, représentations bibliques, plusieurs facteurs sont souvent évoqués. Mais qu’en est-il réellement ? Qu’est qui pousse les femmes et les hommes à se lancer dans ce processus ? D’où ce phénomène vient-il ?

La dépigmentation de la peau daterait de la seconde guerre mondiale. Les militaires noirs américains, basés en Asie du Sud, ont découvert que les femmes asiatiques utilisaient des produits pour obtenir un teint laiteux et plus clair. Ils auraient « rapporté ces crèmes dans leurs bagages pour leurs sœurs, mères ou épouses en quête de nouveautés cosmétiques ». Les noires américaines auraient vite emboîté le pas aux Asiatiques, notamment pour éliminer des problèmes de résidus d’acné, de cicatrices, de taches ou pour unifier leur teint. Pas de débats sur la dépigmentation en Amérique, car l’usage de ces crèmes ne sert apparemment pas en général, à camoufler un problème d’identité. Sauf l’exemple de Michael Jackson, mais cela reste un cas à part.

Sur le continent africain, paradoxalement dans les pays où le concept de négritude est le plus exacerbé, la dépigmentation est devenue plus problématique. Surtout en Afrique francophone, au Sénégal et au Congo (où beaucoup d’hommes s’éclaircissent la peau également). Le phénomène de dépigmentation est apparu en Afrique à la fin des années 60. L’éclaircissement de la peau par différents procédés est désormais pratiqué dans plusieurs régions. C’est par les hôtesses de l’air puis des femmes d’affaires qui ont séjourné aux Etats-Unis, que les éclaircissants ont d’abord été introduits en Afrique, auprès d’une classe sociale privilégiée.

La dépigmentation s’est ensuite répandue dans les villages. Ce qui soulève un autre problème. Les produits cosmétiques à base d’hydroquinone, sont les moins chers donc beaucoup plus utilisés par celles qui n’ont pas de grands moyens. Leur utilisation requiert une préparation préalable de la peau pour accélérer l’éclaircissement et obtenir un teint uniforme. Pour cela, les plus démunies élaborent des mixtures pour le moins « décapantes ». Les femmes utilisent de l’eau de javel pour se frotter la peau dans le but d’éliminer la mélanine [[Cellules qui produisent du pigment noir et protègent la peau contre les rayons solaires et les cancers de la peau]] qui se trouve en surface, avant d’appliquer le produit qui se chargera de la destruction de la mélanine en profondeur.

Alors souci d’esthétisme, suivisme, méconnaissance ? Dans tous les cas, la dépigmentation volontaire ne concerne pas seulement la femme africaine même si elle est très répandue chez elle. Les asiatiques, les indiennes, les maghrébines, les afro-américaines et certaines antillaises la pratiquent également. Et pour les européens, c’est un autre problème : ils veulent à tout prix bronzer, devenir le plus noir possible. Ils se transforment en lézards de plage, s’exposent dangereusement aux rayons et aux coups de soleil. Crèmes auto-bronzantes, monoï, voir séances d’UV. Le monde à l’envers.

LA DEPIGMENTATION DANS LE MONDE

La dépigmentation volontaire est une tendance forte qui a pris place en Afrique, mais aussi en Asie et en Europe. Après les femmes, de plus en plus d'hommes s'y mettent. Même si la dépigmentation volontaire est une pratique majoritairement féminine, les hommes auraient également recours à ce type de produits. Contrairement à l'imaginaire collectif, le continent africain ne serait pas le seul concerné par la dépigmentation volontaire. En Asie, par exemple, et plus spécifiquement en Inde, les campagnes publicitaires vantant les mérites des produits éclaircissants ciblent de plus en plus les hommes. Un article publié sur le site de France 24 rapporte que « le marché de la cosmétique a gonflé de 40% ces dernières années, avec une crème éclaircissante en première place ». Dans ces publicités, la peau blanche est souvent associée à la réussite professionnelle et sentimentale.

NOS ANIMAUX DE COMPAGNIE

Animaux de compagnie

NOS ANIMAUX DE COMPAGNIE

De la préhistoire à nos jours, les hommes ont domestiqué des animaux pour se nourrir, se vêtir ou tout simplement les garder comme animaux de compagnie.

Selon le continent sur lequel on se trouve et même simplement de la ville dans laquelle on habite, chacun a une conception différente de ce qu’on appelle les « animaux domestiques ».

Europe, Asie, Etats-Unis, Afrique … du spa de luxe pour chiens et chats ou ragouts de chats, ou nous situions nous au Bénin ?

Au Nord du Bénin par exemple, les tata sombas réservent leur « rez-de-chaussée » à ce qu’ils appellent leurs animaux domestiques : poules, chèvres, cochons …

Au Sud, à Cotonou, quand on parle d’animaux domestiques, on se limite déjà plus aux chiens. Mais il est extrêmement rare de voir des chiens considérés comme des animaux de compagnie, pouvant rentrer dans la maison, manger des croquettes et être à jour de leurs vaccins. Cela reste encore « très européens ». Ils sont le plus souvent dehors et attachés, leur première et seule vocation reste la garde.

Attention donc, il faut faire une large différence notamment au Bénin entre « animaux domestiques et animaux de compagnie ». La domestication est la première étape avant de considérer ses animaux comme « animaux de compagnie », et là encore on peut analyser plusieurs stades différents selon les continents et les niveaux de vie.

Dans ce dossier spécial on parlera du chien, l’animal le plus connu et répandu comme animal de compagnie jusqu’au marché de l’animalerie de luxe qui se développe à une vitesse folle sur les autres continents. Etude, statistiques, focus. Bonne lecture.

 

La domestication

Les anthropologues ne sont pas tous d’accord sur les raisons qui ont poussé les premiers hommes à domestiquer des animaux. Mais la plupart sont d’accord pour dire que la motivation des premiers éleveurs ne résulte pas d’un besoin de nourriture, la chasse procurant suffisamment de viande.

Pour certains, le début de l’élevage coïncide avec la sédentarisation des hommes. Quoi qu’il en soit, selon l’état des recherches actuelles, le premier animal à avoir été domestiqué est le chien, entre 15 000 et 10 000 avant J.-C.  L’élevage des caprins, bovins, ovins et porcins aurait débuté vers 8 500 avant J.-C. L’aquaculture serait quant à elle apparue en Égypte et en Chine 4 000 ans avant J.-C. La naissance de l’élevage correspond à un tournant majeur dans l’histoire : le passage du statut de chasseur-cueilleur à celui d’agriculteur-éleveur.

 

Animaux domestiques / animaux de compagnie 

Un animal de compagnie est un animal recevant la protection des humains en échange de sa présence, sa beauté, sa gaieté ou encore pour ses talents (oiseaux chanteurs …). En raison de leur longue présence au côté de l'Homme, ces animaux familiers ont souvent fait l'objet d'une domestication à la suite de leur apprivoisement. Ils se distinguent toutefois de l'animal domestique vivant simplement dans le voisinage de la maison, simple compagnon de l'homme comme le chien de travail, et par opposition aux dits animaux de production utilisés pour leur viande, leur lait ou leurs œufs, telles les vaches ou les poules. Dans les pays occidentaux, les principaux animaux de compagnie sont le chat et le chien.

Le premier animal de compagnie, le chien, est issu de la domestication du loup. Les chasseurs-cueilleurs ramenant chez eux des louveteaux qu'ils n'ont pas tués les confient à leurs femmes qui les élèvent. La mode des animaux de compagnie se développe par la suite dans un contexte colonial, les colons rapportant des pays conquis des animaux exotiques (singes, perroquets, poissons rouges…) ou de races peu connues en Europe (chats, chiens…).

Dans les sociétés occidentales, l'animal de compagnie est un objet d'attachement dont la présence est rassurante. Il rompt la solitude et l'isolement social. C'est une aide précieuse pour certaines catégories sociales, notamment les personnes âgées et les enfants. En 2019, en France, on estime que plus de 2 foyers sur 3 possèdent un animal de compagnie.

Les animaux de compagnie sont devenus un véritable phénomène de société. Un chien affublé d’un manteau qu’on appelle « mon bébé », « ma fifille », pour qui l’on crée un profil sur les réseaux sociaux d’internet, voilà un schéma qui n'étonne pas dans la société occidentale. Et oui, la présence des animaux de compagnie est importante sur les réseaux sociaux de l’internet. Il existe des groupes sur Facebook dédiés aux races de chiens, des profils Instagram qui présentent des animaux personnifiés, auxquels on prête souvent une voix et des comptes Twitter qui sont tenus de manière d'un jeu de rôle par les propriétaires, donnant l'illusion d'une communauté d’animaux discutant des humains entre eux. Ces réseaux permettent aux usagers de diffuser de l’information à propos des animaux de compagnie, mais aussi d'utiliser à des fins promotionnelles l'image de leur compagnon, dont les représentations diffusées deviennent iconiques.

 

Le chien, l’animal domestique le plus connu et répandu

Le chien est le meilleur ami de l’Homme mais surtout c’est son plus vieil ami. Le chien est une espèce présente dans le monde entier. Pour 7 milliards d’humains, on peut recenser 525 millions de chiens domestiques partout dans le monde. Mais chaque continent les accueille ou élève de différentes manières. En Afrique, on pense d’abord à la savane et aux lions ou aux éléphants avant de penser aux animaux domestiques.

Présent sur le continent à partir du cinquième millénaire, le chien restera longtemps en Afrique du nord, et notamment en Egypte, pour ensuite gambader vers le reste de l’Afrique des siècles plus tard. L’arrivée des colonies en Afrique a amené avec ces dernières des chiens européens. Plus tard, certaines races typiques de l’Afrique ont été créées par un croisement entre plusieurs chiens européens.

Néanmoins il existait déjà des animaux considérés comme des chiens mais non domestiqués : le lycaon par exemple. Ce dernier est en réalité un chien sauvage vivant en meute dans la savane.

L’Afrique est aujourd’hui le continent où il est très difficile de savoir combien de chiens y sont présents. On sait qu’il y a 9 millions de chiens de compagnie en Afrique du Sud. Mais concernant les 54 autres pays ? L’Organisation Mondiale de la Santé estime qu’il y aurait jusqu’à 78 millions de chiens domestiques à travers tout le continent africain. Quant aux chiens errants, son nombre serait quasi identique.

 

Les différents chiens « africains »

L’Afrique a permis de faire naître plusieurs races de chiens.

Le Sloughi (ou Lévrier arabe), originaire d’Afrique du Nord, est connu pour sa robustesse, endurance. Il est excellent à la course, il chasse à vue la gazelle.

Le Basenji (ou terrier Nyam-Nyam), originaire du Congo, est connu pour son ossature fine lui permettant allure légère et grâce d’une gazelle. Intelligent et affectueux, ce chien se montre assez distant envers les inconnus. Mais une fois qu’il a toute notre confiance, ce merveilleux chien primitif devient un compagnon fidèle, très amical et sociable.

L’Aïdi (ou Berger de l’Atlas), originaire du Maroc, est connu pour son obéissance, courage et fidélité. C’est un chien réputé pour son côté gardien.

L’Azawakh, originaire d’une région allant du Mali au Niger en passant par le Burkina Faso, est réputé pour être vif et attentif. Il est de nature indépendante.

Le Lycaon (ou chien sauvage africain) est originaire d’Afrique australe et centrale. Il en resterait seulement 7 000 à ce jour.

L’Africanis est originaire d’Afrique du Sud et est considéré comme un chien antique.

 

Pourquoi prendre un animal de compagnie ?  

C’est officiel : avoir un animal de compagnie serait le secret du bonheur. C’est en tout cas ce qu’on répondu 87% des propriétaires d’animaux interrogés par l’enseigne d’animaleries Tom&Co, qui a profité de la Journée mondiale des animaux du mercredi 4 octobre pour réaliser une étude.

D’après l’étude réalisée par Dedicated à la demande de Tom&Co, visant à évaluer la contribution des animaux au bonheur de leurs humains, 85% des répondants déclarent que leur animal les fait rire, 87% qu’il les rend heureux tandis que 82% voient leurs animaux comme une source de détente et il ne s’agit pas là de leurs seuls effets bénéfiques, puisqu’ils atténuent un sentiment de solitude chez 81% des répondants, tout en contribuant également à l’équilibre familial (70%) et à l’amélioration de la santé (60%) des personnes interrogées.

Les propriétaires interrogés n’ont pas hésiter à qualifier la relation qu’ils entretiennent avec leur animal de très proche, voire fusionnelle. Deux personnes sur trois ont ainsi déclaré vouloir passer le plus de temps possible avec leur animal, tandis que 4 personnes sur 10 ont avoué dormir avec leur animal de compagnie. Près de trois Belges sur quatre déclarent parler à leur animal comme à un être humain.

 

FOCUS : Les animaux de compagnie … virtuel ?

Un animal de compagnie virtuel est un type de compagnon artificiel. Ils sont généralement élevés pour l'amusement de leur maître, grâce à une console de jeu ou un ordinateur. Il en existe deux formes principales : des logiciels et des peluches électroniques.

Le but du jeu est de tenir l'animal en vie, de le faire grandir et évoluer. Les enfants sont le principal public visé par ce type de jeu, car cela leur permet de s'occuper d'un « animal virtuel » sans toutes les contraintes imposées par un animal réel. Il peut se trouver sur une petite console comme les tamagotchi ou sur Internet sur des sites d'élevage virtuels. On peut les trouver sous toutes formes et toutes tailles mais le principe est toujours le même : il faut le nourrir, le nettoyer, en fait il faut le chouchouter comme un vrai animal de compagnie pour éviter qu'il ne s'ennuie ou qu'il ne meure.

 

ETUDE : Les animaux de compagnie préférés à travers la planète

L'institut d'études GfK a mené une enquête en 2016 auprès de plusieurs milliers d'internautes âgés de plus de 15 ans, de 22 pays différents, afin d'esquisser les différentes préférences en matière d'animaux de compagnie en fonction de l'origine géographique. Si aujourd'hui, près d'une personne sur deux dans le monde possède un compagnon, ces statistiques varient malgré tout en fonction des pays.

Les résultats sont parfois surprenants. Les pays d'Asie affichent le taux le plus bas d'animaux de compagnie. En Corée du Sud, seuls 31 % des sondés déclarent posséder un animal de compagnie. On monte à 35 % à Hong Kong et 37 % au Japon. En Chine, l'un des animaux préférés est le poisson : 17 % des personnes interrogées affirment en posséder.

Du côté du chien, c'est en Amérique du Sud qu'il semble être le plus populaire. 66 % des Argentins, 64 % des Mexicains et 58 % des Brésiliens possèdent en effet un compagnon canin. En France, le chat paraît avoir la faveur des foyers : 41 % des sondés déclarent partager leur vie avec un félin. C'est en Russie que celui-ci est le plus populaire à l'échelle mondiale, avec 57 % des personnes interrogées affirmant avoir un chat.

L'étude de Gfk a été effectuée en ligne auprès de 27.000 personnes de 15 ans et plus réparties dans 22 pays.

 

Un nouveau marché : l’animalerie de luxe et ses accessoires

Le salon Animal Show de Paris propose chaque année des produits de plus en plus innovants, luxueux et insolites pour les animaux de compagnie.

Non seulement le marché des animaux de compagnie est porteur économiquement, mais il est aussi très innovant et en développement constant. L'intérêt toujours grandissant pour ces animaux poussent les entreprises et industries du secteur à toujours proposer des offres et des services de plus en plus en adéquation avec la demande des propriétaires d'animaux et cherchent à faciliter la vie des maîtres mais aussi de leurs compagnons domestiques. Du toilettage aux assurances santé et maladie, en passant par des services de psychologie comportementale, de pompes funèbres ou encore de services de garde personnalisés, tout un pan de l'économie se développe grâce à ce fructueux marché des animaux de compagnie.

C'est aussi un secteur économique qui profite et qui surfe sur les innovations technologiques. De nombreux objets connectés pour chats, chiens ou autres animaux voient ainsi régulièrement le jour : colliers permettant de géo localiser son animal préféré ; distributeur de nourriture relayé à un smartphone programmable à distance, etc.

Le robot compagnon pour chien : Laika

Laika, le premier robot compagnon pour chien de CamToy. Cette start-up française implantée à la Station F a créé le gadget dont tous les possesseurs de chiens rêvent. Ce robot pilotable à distance depuis son smartphone permet de surveiller et d’interagir avec son chien. Équipé d’une caméra, d’un micro et d’une enceinte il vous permet de parler à votre chien et de l’entendre aboyer. Vous pouvez jouer et récompenser votre chien même depuis le travail car Laika dispose d’un système de distributeur de friandises. Ce robot connecté a été pensé pour améliorer le bien-être du chien quand il se retrouve seul à la maison.

La gamelle connectée : Catspad

Catspad est une start-up française de la French Tech qui a développée une gamelle intelligente pour chat. Capable d’identifier vos chats et de répondre à leurs besoins de manière personnalisée. Elle est contrôlée à distance avec une application mobile pour permettre aux propriétaires de programmer et contrôler les rations. L’application permet le suivi nutritionnel de chacun de vos chats pour les garder en bonne santé et envoyer les données à votre vétérinaire. Elle distribue de l’eau ainsi que des croquettes et les deux consommations sont mesurées. Ainsi vous pouvez partir en week-end en laissant la gamelle programmée gérer les besoins de vos chats.

Le collier connecté : Nuzzle

Nuzzle c’est le collier GPS pour chiens et chats. Ce collier connecté permet de traquer en temps réel la position de votre animal et de connaître son état de santé via l’application. Il mesure la température, l’activité physique, ainsi que les impacts. De plus Nuzzle a décidé de s’associer avec des systèmes d’assurance pour animaux afin de pouvoir les faire soigner facilement.  

NAITRE – GRANDIR – S’EPANOUIR

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NAITRE – GRANDIR – S’EPANOUIR : Le développement intellectuel des enfants

Le développement affectif, social et physique des enfants en bas âge a un impact direct sur leur développement et sur l’adulte qu’ils deviendront. Il est donc important de bien comprendre la nécessité d’investir chez les enfants très jeunes afin de maximiser leur bien-être futur.

Les premières années sont d’une grande importance puisque ce qui survient pendant la petite enfance peut influencer tout le reste de la vie. La science nous montre ce dont les enfants ont besoin et de quoi ils doivent être protégés pour se développer sainement. Les relations stables, bienveillantes et empreintes de tendresse ainsi que les expériences enrichissantes vécues pendant les premières années ont des bienfaits durant toute la vie sur l’apprentissage, le comportement et la santé physique et mentale. C’est pourquoi une démarche qui accorde tout autant d’importance au développement affectif, social, cognitif et langagier est à privilégier pour préparer adéquatement tous les enfants à réussir sur les plans scolaire, professionnel et communautaire.

Mais il ne faut jamais oublier que chaque enfant est unique et développera certaines aptitudes plus que d’autres : manuelles – artistiques – de concentration- de créativité- techniques- sportives- etc. Les parents doivent être là pour favoriser le développement de ces aptitudes et ne pas chercher à faire rentrer son enfant dans un moule … c’est toujours un échec. Un enfant manuel n’ayant pas de grandes aptitudes de concentration ne pourra pas faire de longues études scientifiques par exemple, et un enfant plus intellectuel n’ayant pas l’esprit de curiosité artistique et créative ne pourra pas réaliser des études découlant sur un métier manuel ou artistique.

Favoriser le développement sain de l’enfant

L’importance des premières années

Le développement pendant la petite enfance établit les bases de l’apprentissage, du comportement et de la santé pour le reste de la vie. Les expériences que nous avons pendant cette période façonnent le cerveau et notre capacité d’apprendre, de s’entendre avec les autres et de composer avec le stress et les défis quotidiens.

À la naissance, les nouveau-nés ont tous un cerveau et des structures cérébrales très semblables. Il y a des périodes critiques pendant le développement d’un enfant au cours desquelles le cerveau crée des connexions pour des aptitudes bien précises. Les enfants qui sont bien soutenus et valorisés sur le plan physique, affectif, social et intellectuel établiront une multitude de connexions neuronales qui leur serviront tout au long de leur vie. L’intérêt et la curiosité de l’enfant sont les vecteurs qui favorisent la création de nouvelles connexions qui leur permettent d’acquérir de nouvelles aptitudes. C’est à l’aide des aptitudes déjà acquises que l’enfant peut en acquérir de nouvelles. L’environnement de l’enfant peut nourrir et stimuler son intérêt et sa curiosité. Le développement du cerveau pendant la petite enfance détermine les compétences sociales et physiques, les aptitudes cognitives, le bien-être affectif et les aptitudes pour la langue, l’écriture et la lecture, en plus d’être un marqueur du bien-être à l’école et de la résilience dans la vie. Effectivement, des parents qui lisent beaucoup, ne regardent pas la télévision, impliquent leurs enfants dans leurs discussions sur l’actualité, la politique ou autres, leurs expliquent les choses, développement leurs esprits critiques favorisent clairement d’autres aptitudes que des enfants qui sont plus habitué à être proches de la nature, de l’art, des activités sportives ou manuelles.

Le développement de l’enfant est cumulatif de nature. Un environnement valorisant et stimulant favorisera les aptitudes pour l’apprentissage qui, à leur tour, permettront à la curiosité et à la créativité de foisonner et même d’ouvrir des possibilités en dépit des interventions biologiques. Par contre, adopter une approche attentiste lorsqu’un enfant montre un développement atypique ou un retard dans un domaine peut avoir un impact négatif sur bien des sphères de son développement au fil du temps.

Favoriser le développement sain de l’enfant

Chaque enfant est unique 

Bien que le développement de l’enfant suive une certaine séquence, on observe beaucoup de variations dans l’apprentissage. Les enfants acquièrent des aptitudes à des âges et à des étapes semblables, mais ils ont également beaucoup de poussées de croissance. C’est un peu comme des montagnes russes. Certains enfants atteignent donc des étapes clés de développement plus tôt que d’autres. Chaque enfant est différent et unique. L’environnement dans lequel il évolue est aussi différent et unique.

Les changements qui surviennent dans le développement
de l’enfant au cours des premières années de sa vie sont exceptionnels. Les professionnels ainsi que les personnes qui prennent soin de l’enfant constatent son évolution à mesure que celui-ci commence à sourire, à rire, à s’asseoir, à ramper, à gazouiller et à parler. L’enfant commence à socialiser et à jouer en collaboration avec d’autres enfants.

Le développement du jeune enfant suit habituellement une séquence. L’enfant doit maîtriser une habileté avant de pouvoir
en acquérir une autre. Cela dit, chaque enfant se développe à son propre rythme. Il arrive qu’un enfant prenne plus de temps à maîtriser une nouvelle habileté ou, encore, qu’il semble sauter une étape dans la séquence prévue selon son rythme de développement.

Une orientation professionnelle – des adultes épanouis  

Si l’orientation n’a pas la même signification à 15 ou à 40 ans, les questionnements demeurent cependant identiques : que faire de sa vie professionnelle ? Comment trouver un travail épanouissant et valorisant ? Quelles sont mes compétences personnelles et professionnelles ?

C’est une réflexion personnelle qui doit être avant tout mûrie. C’est tout un processus. Ce n’est pas une décision qui se prend sur un coup de tête ou à la légère. C’est tout un cheminement, un travail de réflexion, sur soi, sur ses envies, sur sa carrière professionnelle. Il faut pour cela se donner du temps. Au risque de débuter sur un échec.

Nous avons connu une longue période où les enfants faisaient obligatoirement le métier de leurs parents. Où les choses sont simples et l’orientation une succession. Et cela est encore beaucoup le cas dans notre beau pays le Bénin. Soit on est destiné à reprendre l’affaire familiale : du pêcheur au notaire en passant par le salon de coiffure, soit les parents mettent toutes leurs chances – et la pression qui va avec- sur leurs enfants pour une réussite « dite sociale » en réalisant des études plus intellectuelles. Et souvent le souhait des parents n’est pas le souhait des enfants, et cela se solde par un échec ou par des adultes frustrés dans leur vie professionnelle qui eux-mêmes reproduiront le même schéma pour leur enfant.

Etre à l’écoute des sensibilités de chaque enfant pour savoir comment l’orienter. Voilà le point important. Chaque enfant est différent et tous ne peuvent rentrer dans la même « case » ou la «case» que l’on souhaite. Effectivement, la filière et in fine le métier choisi, doit être en adéquation avec les forces et aptitudes de chaque enfant et doit être choisi par eux-mêmes avec le conseil de professionnels.

Le légendaire tout-puissant orchestre Poly-Rythmo

Qui sont-ils ?

Réponses des fans, des amis, des partenaires

« Cette formation continue de perpétuer sa légendaire volubilité avec son album Madjafalao », Les Inrocks

« Un super Juke-Box syncrétique de la pop musique noire, portée par les rythmes originels du Vaudou »,  Society

« Le Tout Puissant Orchestre Poly-Rythmo, le groupe le plus culte d’Afrique »,  Quotidien de Yann Barthès

« Ce légendaire Orchestre, est l’un des monuments de la musique Africaine », Radio Nova

« We are naturally really excited to be hearing new music from such a storied and influential group », Thump

« Retour aux sources de l’Afrobeat avec l’Orchestre Poly-Rythmo », Clique TV

« Benin’s voodoo kings approach their 50th year in fine form »,  MOJO UK 16 - Bénin Couleurs Dossier Spécial - 17

 

« Retour aux sources de l’Afrobeat avec l’Orchestre Poly-Rythmo », Clique TV

« A punchy horn section and superb percussionists who drawn strongly on Benin’s powerful ‘voodoo’ rhythms to create the Poly-Rythmo sound. », The Evening Standard

« Le Tout Puissant Orchestre Poly–Rythmo c’est un groove imparable et survolté né d’un mélange explosif de musiques traditionnelles béninoises, de la soul et du funk américain, de l’afrobeat nigérian, de la rumba congolaise et du high-life ghanéen, mais aussi de la variété française et des rythmes afro- cubains. Son nouvel album Madjafalao, nouveau sommet de funk vaudou et d’afrobeat, fait renaître de ses cendres, le plus ancien des orchestres africains, véritable institution sur cette petite langue de terre chargée d’esprits ! », INSTITUT FRANÇAIS

« La légendaire formation de Cotonou est de retour avec un nouveau sommet de groove vôdun et d’afrobeat implacable », Radio FIP

Un parcours impressionnant

« Nous sommes dans tous les genres, nous faisons du latino, nous faisons du funk, nous faisons du voodou child, nous faisons tous les rythmes, c’est ce qui fait que nous nous appelons Poly-Rythmo ». Vincent Ahéhéhinnou

Environ 550 disques et plus de 1000 titres, des mélodies immortelles de funk, soul, high life, afrobeat, afro-cubain, soukous, jerk et autres rythmes modernisés du terroir vodoun, devenues des classiques de la musique moderne béninoise. Le légendaire Poly-Rythmo a marqué plusieurs générations de mélomanes chez nous.

Vincent Ahéhéhinnou, Pierre Loko, Gustave Bentho, les trois membres du groupe originel encore en vie n’entendent pas laisser s’éteindre la flamme, allumée il y a cinquante ans, par l’accordéoniste, saxophoniste et surtout compositeur Clément Mèlomè dit Aka Mélo ou Meloclem disparu le 17 décembre 2012. Le ToutPuissant Poly-Rythmo a connu une impulsion par la volonté de ce dernier qui entendait suivre les pas des grands tels que G G Vickey, El Régo, James Brown, Dalida, Otis Reading, Johnny Halliday, les Beatles, etc.

En mai 1968, commence l’aventure du groupe qui deviendra incontournable dans le milieu musical béninois et africain en faisant danser des millions de fans en dépit des soubresauts politiques de l’ex-Dahomey. Tenancier de bar, soudeur, revendeur, pêcheur, ils n’étaient pas sortis d’écoles de musique mais pratiquaient l’art à perfection. Les compositions propres de l’orchestre sont autant en langues locales du Bénin (fon, mina, goun, yoruba), qu’en français, et même en anglais.

Poly-Rythmo accompagnera la plupart des vedettes étrangères qui débarquent au Bénin. Intraitable, la bande à Clément Mèlomè s’imposera comme l’orchestre de la génération des années ‘’Yéyé’’. Ils accompagneront les grands noms de la musique béninoise, africaine et afro-caribéenne : L’Homme-orchestre Danialou Sagbohan, le Nigérian Fela Anikulapo Kuti, le Camerounais Manu Dibango, la SudAfricaine Miriam Makeba, la Togolaise Bella

Bellow, les Congolaises Tshala Muana et Mbilia Bel, Bembeya Jazz National de la Guinée Conakry, Tidiani Koné et Rail Band du Mali, Amazones de Guinée, NahawaDoumbia du Mali, pour ne citer que ceux-là

A l’ère de la musique digitale et des play-backs, l’orchestre retrouvera véritablement une seconde vie en 2007, grâce à une journaliste française, Elodie Maillot, productrice à Radio France, qui réalise et diffuse une interview du groupe ou du patron du groupe sur France Culture et un article dans Vibrations. L’occasion sera offerte aux musiciens béninois de se faire encenser au-delà du Bénin et de l’Afrique. Le rêve longtemps caressé de se produire en Europe et aux Etats-Unis se réalise enfin. Les concerts se multiplient et s’enchaînent dans les salles de spectacles en Europe puis dans le monde entier.

En 2011, le groupe entrera en studio pour un nouvel album intitulé « Cotonou Club » chez Universal Music Jazz (Sound’Ailleurs).

Et depuis, Poly-rythmo fait son chemin. Le 21 octobre 2016, son dernier album dénommé «Madjafalao » est sorti sous le label Because Music. De sonorité afropop et de variétés, il est enregistré dans le vieux studio de la Satel et connaît un succès fou.