Coronavirus…

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La pandémie de coronavirus...

La pandémie de coronavirus continue de s’accélérer et de semer le chaos partout à travers le monde avec un bilan qui dépasse les 16 000 morts au 24 mars 2020. Plus de 1,8 milliard d’habitants sont désormais confinés à travers le monde et les économies sont au bord de l’asphyxie.

Apparue en Chine fin 2019, la maladie Covid-19 est causée par le SARS-CoV-2, un virus qui appartient à la grande famille des coronavirus. Les coronavirus, qui doivent leur nom à la forme de couronne qu’ont les protéines qui les enrobent, font partie d’une vaste famille de virus dont certains infectent les animaux, d'autres l'homme. Ils sont susceptibles d’être à l’origine d’un large éventail de maladies. Chez l’homme, ces maladies vont du rhume banal à une infection pulmonaire sévère, responsable d’une détresse respiratoire aiguë. On peut s'en protéger en se lavant fréquemment les mains, et en évitant de se toucher le visage. Le nouveau coronavirus 2019 se propage essentiellement par contact avec une personne infectée, lorsqu'elle tousse ou éternue, ou par l'intermédiaire des gouttelettes de salive ou de sécrétions nasales. En fonction des températures et du taux d'humidité, le virus peut survivre quelques heures, voire quelques jours, sur diverses surfaces si elles ne sont pas désinfectées.

Un des facteurs de transmission les plus importants semble être le contact des mains avec des surfaces infectées puis avec la bouche, le nez ou les yeux. C'est pourquoi il est essentiel d'éviter de se toucher les yeux, le nez ou la bouche (qui sont des portes d'entrée possibles du virus dans votre organisme) avec des mains sales. Les mesures dites "barrières" sont donc indispensables pour limiter l'impact du virus : se laver fréquemment les mains avec du savon ou du gel hydroalcoolique, éternuer ou tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, ne pas se serrer la main, ne pas faire la bise pour dire bonjour

Les symptômes les plus courants du virus sont une forte fièvre (supérieure à 37,5°C) et une toux sèche ou grasse. Certaines personnes peuvent également souffrir de courbatures, de maux de tête, d’une sensation d'oppression ou d’essoufflement. Ces symptômes évoquent une infection respiratoire aiguë. Dans les cas plus graves, l'infection peut provoquer "une détresse respiratoire, une insuffisance rénale aiguë, voire une défaillance multiviscérale pouvant entraîner la mort", indique le ministère de la Santé. Compte tenu du fait que les symptômes du Covid-19 peuvent être confondus avec ceux d'une grippe, le seul moyen de confirmer le diagnostic est d'effectuer un test biologique par prélèvement naso-pharyngé.

QU’EST QU’UNE PANDEMIE ?

Une pandémie s'étend à un continent, voire au monde entier.

Le Coronavirus découvert en Chine en décembre 2019 progresse à grande vitesse dans les pays du monde et le nombre de cas augmente au fil des heures, notamment en Europe. L'épidémie de Covid-19 est déclarée comme pandémie par l'OMS. Qu'est-ce que c'est concrètement et quelle différence avec une épidémie ?

Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), on parle de pandémie en cas de propagation mondiale d'une nouvelle maladie. A date de rédaction de cet article (24.03.2020), 169 pays sont touchés dans le monde (sur 198 reconnus par l'ONU). L'épidémie de coronavirus est devenue une pandémie le 11 mars comme annoncé par l'OMS ce même jour. La grande majorité de la population n'étant pas immunisée contre ce nouveau virus, son impact et sa gravité sont potentiellement plus élevés que dans le cas d'un virus déjà connu. "Si un pourcentage élevé de la population est infecté, même si la proportion des sujets infectés contractant une forme grave est faible, le nombre total des cas graves peut devenir relativement important".

La principale différence entre épidémie et pandémie réside dans l'ampleur géographique de la maladie. Une épidémie (du latin epidemia qui signifie "à la maison") correspond au développement et à la propagation rapide d'une maladie contagieuse, le plus souvent d'origine infectieuse, chez un grand nombre de personnes. L'épidémie se limiterait donc à une région, un pays ou à une zone bien définie.

En revanche, une pandémie (du grec pan qui signifie "tout" et demos qui signifie "peuple") est une épidémie avec plusieurs foyers. La pandémie s'étend à toute la population d'un continent, voire au monde entier. Son impact et sa gravité (nombre de contaminations et taux de mortalité) sont donc plus importants que ceux d'une épidémie.

Les milliers de contaminations et de décès dus au coronavirus font qu'il s'agit officiellement d'une "pandémie" avec la présence du virus dans près de 170 pays du monde et le développement de zones à risque hors de la Chine, notamment à Singapour, en Corée du Sud, en Iran et en Italie. Ces zones étant devenues de véritables foyers de l'épidémie, l'OMS a officiellement reclassé le Covid-19 en "pandémie", le mercredi 11 mars 2020. Une décision prise à cause des "niveaux alarmants de propagation et de gravité" du coronavirus dans le monde.

Quand l'OMS déclare officiellement le stade de pandémie, ses 198 Etats Membres doivent respecter le Règlement sanitaire international (RSI). Il s'agit d'un accord qui oblige les Etats Membres de l'OMS à collaborer au profit de la sécurité sanitaire mondiale. Concrètement, ces pays s'engagent à renforcer leurs capacités en matière de détection, d'évaluation et de notification des événements de santé publique. Et aussi à mettre en place des mesures particulières dans les ports, les aéroports et les postes pour limiter la propagation du virus. Cela peut consister par exemple à commander du matériel médical, à faire des restrictions dans les transports, à mobiliser une réserve sanitaire, à fermer certains lieux publics, à stocker des vaccins, à construire des établissements hospitaliers…

Les pandémies les plus mortelles dans l'Histoire

  • La pandémie de la peste noire, causée par la bactérie Yersinia pestisa sévi en Asie, au Moyen-Orient, au Maghreb et en Europe. Elle se déclare pour la première fois en 1334 dans la province de Hubei en Chine. De 1347 à 1352, la peste noire fait 25 millions de victimes en Europe, ce qui correspond environ à la moitié de la population européenne à l'époque et 25 millions de morts dans le reste du monde, notamment en Chine, en Inde, en Egypte, en Perse et en Syrie. La peste noire est principalement transmise par les poux, les piqûres de puces et les rats.
  • La grippe espagnole, maladie causée par une souche de type A H1N1 particulièrement violente, est une pandémie qui a contaminé plus d'un tiers de la population mondialeentre 1918 et 1919. Elle aurait tué, selon l'Institut Pasteur, plus de 50 millions de personnes, soit 5 fois plus que lors des batailles de la Première Guerre mondiale. Très peu de régions dans le monde ont échappé à cette pandémie.
  • Depuis 1981,le sida, causé par le virus du VIH, a provoqué 32 millions de morts à travers le monde, précise le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (Onusida). La pandémie de Sida a commencé à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, dans les années 1920, avant de se propager au monde entier.
  • Le choléra, maladie diarrhéique aiguë provoquée par l'ingestion de la bactérie Vibrio cholerae, est apparu en 1817. La première pandémie de choléra (1817-1824) frappe tout l'Extrême-Orient, l'Afrique orientale et l'Asie Mineure. La pandémie actuelle (la septième) a démarré en Asie du Sud, en 1961, a atteint l'Afrique en 1971, puis le continent américain en 1991. Au total, on comptabilise 7 pandémies de choléra qui ont tué et tuent encore aujourd'hui des millions de personnes. D'après l'OMS, il y aura chaque année entre 1.3 et 4 millions de cas de choléra et près de 143 000 décès dus à la maladie dans le monde.
  • La variole, maladie contagieuse aiguë causée par le virus variolique, a tué près 50 millions de personnes dans le monde chaque année, entre le début des années 1950 et le début des années 70. On comptabilise entre 300 et 500 millions de victimes pendant le XXe siècle. Grâce aux campagnes de vaccination mondiales, la variole a été éradiquée en 1980, selon l'OMS. C'est la première maladie à avoir été combattue par des actions concertées et ciblées à l'échelle mondiale.

 

 

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RESTEZ CHEZ VOUS

« Restez chez vous » : le mot d'ordre se répand un peu partout sur la planète. De Wuhan en Chine à la Bolivie, en passant par la France et par New York, près d'un milliard de personnes doivent rester à leur domicile et ainsi éviter de contracter le virus. Celui-ci a déjà contaminé plus de 300 000 personnes dans le monde et fait au moins 16 000 morts au 24.03.2020. Plus d’1,8 milliards de personnes à travers la planète sont désormais assignées à résidence et les barrages se renforcent.

« Restez chez vous », « fermez tout » : les mots d'ordre pour éviter à tout prix les rassemblements et contacts favorisant l’épidémie du coronavirus se répandent partout dans le monde, face à une contagion planétaire rapide et à un bilan effroyable. Parfois c'est une recommandation, parfois une obligation légale. Partout, la consigne est claire : se tenir à distance les uns des autres. Chez nous au Bénin, la « distanciation sociale » tient cependant de l'utopie….

 

GESTION MONDIALE OU INDIVIDUELLE ?

La crise du coronavirus est l’occasion de s’interroger sur les fonctionnements de nos sociétés, et en particulier sur notre capacité à gérer nos biens communs ensemble.

La pandémie de coronavirus est une crise sanitaire sans précédent pour les sociétés modernes. Jamais depuis la grippe espagnole le monde contemporain mondialisé n’avait dû faire face à une épidémie à la fois si rapide, si contagieuse et si difficile à gérer. Partout dans le monde, on lutte comme on peut contre la propagation du virus et ses conséquences sanitaires, sociales et économiques.

Mais déjà, cet épisode fait réfléchir. En effet, notre manière de gérer cette crise collectivement et individuellement en dit long sur la façon dont nous sommes structurés en tant que société. Il est frappant de constater à quel point la prise de décision au sujet du coronavirus a été saccadée, fragmentée. Chaque pays prend ses décisions de manière isolé.

Enfin, les réactions suscitées par la crise sont aussi éclairantes au niveau individuel. Alors que depuis des semaines les autorités et les médias ressassent en boucle les consignes de sécurité, on a vu fleurir les comportements les plus irrationnels.

Il y a d’abord ceux qui ignorent les alertes, ne respectent pas les consignes de quarantaine, continuent de se déplacer, se rassembler, augmentant ainsi les risques de propagation. Ensuite, en Europe et aux Etats-Unis, il y a eu la ruée sur les masques de protection, qui devaient pourtant être attribués en priorité aux personnels soignant. Même chose aujourd’hui dans le domaine alimentaire ou dans les produits d’hygiène de base : on se précipite au supermarché pour faire des réserves. Résultat, la gestion des stocks et des flux est rendue délicate, avec des risques de pénuries temporaires ou locales. Là encore, on le voit, chacun semble enclin à faire passer son intérêt particulier et ses angoisses avant l’intérêt collectif. Et là encore, c’est un trait profondément humain que l’on retrouve à la racine de la majorité de nos problèmes de gestion des biens collectifs.

Et on pourrait aussi mentionner la diffusion et le partage massif de fake news et de désinformation, chacun contribuant à rajouter de la confusion à la crise.

Tout cela devrait nous amener à réfléchir sur notre capacité à surmonter les crises. À les identifier d’abord, à les anticiper, ensuite, et puis à les gérer. Par définition, les crises peuvent survenir n’importe quand et aucune société n’en est à l’abri.

 

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