Ca se passe maintenant

Non au mariage des enfants

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Une petite fille reste encore un enfant. Elle ne peut être une mère ou une épouse. Laissons-la grandir pour qu’elle vive une vie épanouie.

" Disons NON au mariage des enfants ! ", chantent en chœur les ambassadrices de bonne volonté de l’UNICEF, Angélique Kidjo et Zeynab Abib, accompagnées de Danialou Sagbohan, Kalamoulaï, Don Métok, Sessimè, Dibi Dobo, Norberka et Olga Vigouroux.

Dans le cadre de la campagne Tolérance Zéro au mariage des enfants lancée par le Gouvernement du Bénin le 16 juin 2017 à l’occasion de la Journée de l’enfant africain, les neuf artistes se sont engagés dans ce mouvement social sans précédent en brisant le silence et en appelant la population à agir par la production d’une chanson et d’un vidéo-clip à la fois bouleversants et plein d’espoir.

« Le mariage des enfants est une négation de leur droit à grandir en toute liberté. Chaque enfant a le droit à une enfance. J’appelle les parents à ne pas marier leurs filles car elles sont notre richesse et le futur de notre continent », exhorte

Angélique Kidjo qui a co-écrit la chanson avec Zeynab Abib.

Les artistes chantent dans une diversité de langues notamment le fon, le mina, le mahi, le sahouè, le yoruba, le goun, le bariba et le français afin que le message parvienne à la population béninoise et des pays frontaliers.

« Les conséquences pour ces filles sont terribles. Une fois mariées, les filles ne sont plus scolarisées, elles sont violées, elles tombent enceintes, ce qui met leur santé et celle du bébé en danger. C’est à toutes ces injustices, que nous, artistes, nous disons NON ! Les filles ne sont la propriété de personne, elles ont le droit de choisir leur destinée », martèle la star de la chanson béninoise Zeynab Abib qui a su rassembler les plus grands artistes du Bénin autour de cette cause.

Dans la plupart des sociétés africaines, le mariage s'étend au-delà du couple et scelle l’union de deux familles. C’est pourquoi


 

certains parents ou tuteurs forcent les enfants à se marier avant qu’ils ne soient physiquement et psychologiquement mûrs. La pauvreté, le faible niveau d’éducation, la perpétuation des traditions et des systèmes de croyances, ainsi que la culture de l’impunité sont autant de causes de la persistance de cette pratique. Parmi les 700 millions de femmes victimes de mariage forcé dans le monde, plus d'une sur trois, soit 250 millions, l'a été avant son 18ème anniversaire. En Afrique de l’Ouest et centrale, deux filles sur cinq (41 %) se marient avant l’âge de 18 ans. Au Bénin, une fille sur 10 est mariée avant l’âge de 15 ans et trois filles sur 10 le sont avant l'âge de 18 ans.

« Nous avons besoin de toutes les forces et de toutes les armes que nous pouvons rassembler pour lutter contre le fléau du mariage des enfants. L’art, en particulier la musique, est une arme puissante. Comme disait Nelson Mandela : "La politique peut être renforcée par la musique, mais la musique a une puissance qui défie la

politique". Il faut exploiter cette puissance ! », exhorte pour sa part le Représentant de l’UNICEF au Bénin, Claudes Kamenga.

La campagne Tolérance Zéro au mariage des enfants s’inscrit dans le droit fil de la campagne de l’Union africaine pour mettre fin au mariage des enfants sur le continent. Ces activités sont mises en œuvre grâce au soutien financier de la Belgique et des Pays-Bas.

 

Exposition Sébastien Colson à la Maison Rouge du 23 au 28 mars 2017

Sébastien Colson - Changer 1
Sébastien Colson, Changer 2

Né en Belgique en 1972, Sébastien Colson a très tôt choisi la voie artistique. D'abord au cours de ses études secondaires à Namur puis à l'Institut Supérieur Saint Luc à Liège. Après un passage sous forme d'intermède dans des fonctions commerciales, il décide en 2000 de quitter la Belgique pour partir encadrer une équipe de sculpteurs au Zimbabwe. C'est là aussi qu'il commence à peindre et suivre les cours de la "Peter Birch School of Arts" de 2001 à 2004. Les cours donnés par Peter Birch seront déterminants. C’est à ce moment là qu’il va véritablement développer une passion pour la peinture. Mais c’est surtout la méthode pédagogique de ce dernier qui va lui inspirer la méthode d’enseignement qui est proposée à ses élèves aujourd’hui dans le cadre de son atelier,... « Les doigts dans la peinture ».  

Il décide ensuite d'entreprendre une licence d’Art Plastique à l’Université Paris 1, Panthéon Sorbonne. Il poursuit avec un Master en études culturelles à l'Université Paul Valéry de Montpellier. En marge de ces études, il poursuit ses recherches personnelles et diversifie sa pratique, notamment en mêlant différents médias (collage, huile, photo).

Arrivé à Cotonou en 2013, il est très vite interrogé sur sa disponibilité à prodiguer des cours de dessin et de peinture. La page Facebook de l’atelier « Les doigts dans la peinture » verra le jour en décembre de la même année. 

Après treize expositions virtuelles entre 2010 et 2013, il tient sa première exposition personnelle en novembre 2014 à Cotonou. Il participe ensuite à l’exposition « Fille en Uniforme », initiée par le Studio Kurtycz, au Centre Culturel Français de Cotonou en février 2015. 

L'enseignement, mais surtout l’apport artistique de ses élèves, viennent enrichir sa pratique personnelle et ouvrir de nouveaux horizons, notamment celui de peindre avec des gants de boxe. Technique qu’il expérimente dans plusieurs domaines. Pour ses propres productions artistiques ou avec des enfants, ou bien encore des futurs éducateurs spécialisés afin de proposer un outil pédagogique mais aussi psychologique à des enfants ayant été victimes de traumatismes. 

En 2016, il expose à Cotonou, une série de toiles expressionnistes réalisées avec des gants de boxe, Monstres & Moutons. Son travail est alors fortement orienté contre les monopoles des opérateurs et l'impuissance de l'usager face à ceux-ci.

Dans la seconde partie de l'année, il décide de changer radicalement de méthode. Il abandonne complètement les produits industriels et confectionne lui même ses panneaux en superposant du papier, des cartons d'emballages, des tickets de caisses et des cartes de visites. Les colles et les peintures sont fabriquées à la main avec de l'eau et de la farine.

L'image y est complètement absente et le thème aussi. Les formes géométriques des cartons au contact des colles et des peintures naturelles se transforment en formes organiques. La nature reprend alors ses droits sur la géométrie et les mesures. Chaque tableau est un "miroir" renvoyant aux spectateurs la réalité du gaspillage des ressources naturelles à une époque ou la technologie nous permet largement d'utiliser moins de papier. Chaque année en effet, 339.000.000 de tonnes de papiers sont consommées dans le monde. Ce qui représenterait environ six milliards d'arbres si il n'était pas recyclé. Le pire c'est que la plus grosse partie de cette production est d'avance destinée à devenir des déchets.

Les premiers Miroirs, seront exposés à Maison Rouge du 23 au 28 mars 2017.

Informations diverses

21 tableaux (6 rouges, 8 noirs, 6 blancs et 1 bleu) seront exposés.

Le titre de l'exposition "Miroir" renvoie à la célèbre fenêtre de Leon Batista Alberti - la peinture est une fenêtre dans laquelle l'histoire se déroule. Ce fut le cas jusqu'au moment ou Picasso et les artistes de l'époque ont considéré la toile comme un miroir qui reflète la réalité du monde.

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