Dossier spécial

Le légendaire tout-puissant orchestre Poly-Rythmo

Qui sont-ils ?

Réponses des fans, des amis, des partenaires

« Cette formation continue de perpétuer sa légendaire volubilité avec son album Madjafalao », Les Inrocks

« Un super Juke-Box syncrétique de la pop musique noire, portée par les rythmes originels du Vaudou »,  Society

« Le Tout Puissant Orchestre Poly-Rythmo, le groupe le plus culte d’Afrique »,  Quotidien de Yann Barthès

« Ce légendaire Orchestre, est l’un des monuments de la musique Africaine », Radio Nova

« We are naturally really excited to be hearing new music from such a storied and influential group », Thump

« Retour aux sources de l’Afrobeat avec l’Orchestre Poly-Rythmo », Clique TV

« Benin’s voodoo kings approach their 50th year in fine form »,  MOJO UK 16 - Bénin Couleurs Dossier Spécial - 17

 

« Retour aux sources de l’Afrobeat avec l’Orchestre Poly-Rythmo », Clique TV

« A punchy horn section and superb percussionists who drawn strongly on Benin’s powerful ‘voodoo’ rhythms to create the Poly-Rythmo sound. », The Evening Standard

« Le Tout Puissant Orchestre Poly–Rythmo c’est un groove imparable et survolté né d’un mélange explosif de musiques traditionnelles béninoises, de la soul et du funk américain, de l’afrobeat nigérian, de la rumba congolaise et du high-life ghanéen, mais aussi de la variété française et des rythmes afro- cubains. Son nouvel album Madjafalao, nouveau sommet de funk vaudou et d’afrobeat, fait renaître de ses cendres, le plus ancien des orchestres africains, véritable institution sur cette petite langue de terre chargée d’esprits ! », INSTITUT FRANÇAIS

« La légendaire formation de Cotonou est de retour avec un nouveau sommet de groove vôdun et d’afrobeat implacable », Radio FIP

Un parcours impressionnant

« Nous sommes dans tous les genres, nous faisons du latino, nous faisons du funk, nous faisons du voodou child, nous faisons tous les rythmes, c’est ce qui fait que nous nous appelons Poly-Rythmo ». Vincent Ahéhéhinnou

Environ 550 disques et plus de 1000 titres, des mélodies immortelles de funk, soul, high life, afrobeat, afro-cubain, soukous, jerk et autres rythmes modernisés du terroir vodoun, devenues des classiques de la musique moderne béninoise. Le légendaire Poly-Rythmo a marqué plusieurs générations de mélomanes chez nous.

Vincent Ahéhéhinnou, Pierre Loko, Gustave Bentho, les trois membres du groupe originel encore en vie n’entendent pas laisser s’éteindre la flamme, allumée il y a cinquante ans, par l’accordéoniste, saxophoniste et surtout compositeur Clément Mèlomè dit Aka Mélo ou Meloclem disparu le 17 décembre 2012. Le ToutPuissant Poly-Rythmo a connu une impulsion par la volonté de ce dernier qui entendait suivre les pas des grands tels que G G Vickey, El Régo, James Brown, Dalida, Otis Reading, Johnny Halliday, les Beatles, etc.

En mai 1968, commence l’aventure du groupe qui deviendra incontournable dans le milieu musical béninois et africain en faisant danser des millions de fans en dépit des soubresauts politiques de l’ex-Dahomey. Tenancier de bar, soudeur, revendeur, pêcheur, ils n’étaient pas sortis d’écoles de musique mais pratiquaient l’art à perfection. Les compositions propres de l’orchestre sont autant en langues locales du Bénin (fon, mina, goun, yoruba), qu’en français, et même en anglais.

Poly-Rythmo accompagnera la plupart des vedettes étrangères qui débarquent au Bénin. Intraitable, la bande à Clément Mèlomè s’imposera comme l’orchestre de la génération des années ‘’Yéyé’’. Ils accompagneront les grands noms de la musique béninoise, africaine et afro-caribéenne : L’Homme-orchestre Danialou Sagbohan, le Nigérian Fela Anikulapo Kuti, le Camerounais Manu Dibango, la SudAfricaine Miriam Makeba, la Togolaise Bella

Bellow, les Congolaises Tshala Muana et Mbilia Bel, Bembeya Jazz National de la Guinée Conakry, Tidiani Koné et Rail Band du Mali, Amazones de Guinée, NahawaDoumbia du Mali, pour ne citer que ceux-là

A l’ère de la musique digitale et des play-backs, l’orchestre retrouvera véritablement une seconde vie en 2007, grâce à une journaliste française, Elodie Maillot, productrice à Radio France, qui réalise et diffuse une interview du groupe ou du patron du groupe sur France Culture et un article dans Vibrations. L’occasion sera offerte aux musiciens béninois de se faire encenser au-delà du Bénin et de l’Afrique. Le rêve longtemps caressé de se produire en Europe et aux Etats-Unis se réalise enfin. Les concerts se multiplient et s’enchaînent dans les salles de spectacles en Europe puis dans le monde entier.

En 2011, le groupe entrera en studio pour un nouvel album intitulé « Cotonou Club » chez Universal Music Jazz (Sound’Ailleurs).

Et depuis, Poly-rythmo fait son chemin. Le 21 octobre 2016, son dernier album dénommé «Madjafalao » est sorti sous le label Because Music. De sonorité afropop et de variétés, il est enregistré dans le vieux studio de la Satel et connaît un succès fou.

Le tout-puissant orchestre Poly-Rythmo

Orchestre Poly-Rythmo

Depuis 50 ans, le Poly-Rythmo mixe mieux que personne la soul et le funk américain, l’afrobeat nigérian, la rumba congolaise, le high-life ghanéen, et les rythmiques vodou de chez nous. Artisan d’un son à la fois unique et fascinant, le légendaire Tout-Puissant Orchestre Poly-Rythmo de Cotonou est l’un des plus anciens orchestres africains encore en activité, pour lequel la polyrythmie n’est pas un piètre mot. Véritable institution au Bénin, et dans toute l’Afrique de l’Ouest, auteur de centaines d’enregistrements, cet orchestre est l’un des plus inventifs et imaginatifs de tout le continent.

Cet orchestre magique a encaissé les années sans succomber aux changements politiques, aux musiques digitales ou aux déchirements egotripesques...

Ils ont bercé des générations entières, composé des chansons qui résistent encore et toujours au temps. Ils ont su résister aux vices de la célébrité et ont atteint un record de longévité qui continue de susciter des curiosités. De mai 1968 à mai 2018, beaucoup de choses se sont passées, notamment la mort d’un des maitres fondateurs du groupe, Clément Mèlomè, mais le groupe a résisté. Aujourd’hui, c’est Vincent Ahéhéhinnou, qui conduit le Tout-Puissant Poly-Rythmo à travers le monde. Et ceci, avec une équipe quelque peu rajeunie, qui, petit à petit, apprend pour assurer la relève.

Bénin Couleurs, en fan inconditionnel, ne pouvait pas, ne pas consacrer un numéro spécial au groupe le plus culte d’Afrique, en l’honneur de leurs 50 ans de carrière.

On vous souhaite beaucoup de concerts, de trophées, de scènes, de prix, de publics différents, de nouveaux tubes… et encore de beaux succès bien mérités. Et, on vous veut pour encore 50 ans… minimum 🙂 !

La cuisine de chez nous, par ville

La cuisine au Bénin, par ville

Parakou et Natitingou

LE TOUBANI : fait à base de farine de haricots ou de la farine de manioc. Il est accompagné de piment sec, d’huile et de poisson frit.

WASA-WASA : fait avec de l’igname ou du manioc et assaisonné avec de la friture. Le plus souvent dans la région de Bassila il est accompagné avec du fromage ou de la peau d’animaux appelé (kpaman) mais dans d’autres régions comme dans la ville de Natitingou ou de Parakou, ce sera du fromage de soja de la peau d’animaux ou du poisson frit.

LE WATCHÉ (ATASSI) : mélange de riz et de haricots assaisonné avec de la friture de tomate ou du piment frit. Il peut être accompagné de fromage de peulh, de la viande ou du poisson frit. Dans cette région, on fait bouillir des feuilles de mil (qui sont rouge vin) pour colorer le riz lors de la cuisson et on y ajoute de la potasse pour faciliter la digestion. Le watché est un plat qui se consomme le matin ou à midi parce qu’il est assez énergétique et sa digestion prend un peu de temps. Mais il n’est pas rare de voir des  gens le consommer le soir.

IGNAME PILÉ / SAUCE ARACHIDE OU SAUCE LÉGUMES: l’igname pilée est souvent accompagné d’une sauce d’arachide au poulet fumé. Les morceaux de wagassi (fromage local), scellent l’authenticité de la sauce. Elle s’obtient en faisant cuire de la pâte d’arachides, à laquelle on rajoute de la tomate moulue, avec de l’ail, des oignons, du gingembre du piment et du poivre. Le tout est dilué dans une quantité appropriée d’eau (selon l’épaisseur voulue) et cuit de manière adéquate.

BOUILLIE DE MIL : faite à base de graines de mil moulues, réduites en poudre qu’on laisse fermenter et cuite à l’eau de citronnelle.

Ouidah

POISSON FRIT AVEC FRITURE : c’est une sorte de sauce légume non cuite sur le feu. Le mélange de la feuille amer aman vivê avec le poisson frit, la friture et la moutarde (affiti) se mange avec l’akassa ou la pâte de maïs.

KANDJI KPO ATA CLÊ : sorte de beignet de haricot servi avec une pate emballé dans des feuilles.

Plats béninois d’origine brésilienne : féchouada et koussidou

Savalou

IGNAME PILÉ / SAUCE GRAINE : il faut cuire les noix de palme et ensuite les piler au mortier afin d’en extraire le jus. Le jus obtenu est ensuite porté au feu et réduit afin de constituer une base pour la sauce.

TAPIOCA ET GARI : tous deux des dérivés du manioc, ils sont très consommés sous plusieurs formes- bouillie pour le tapioca et délayé pour le gari.

Grand Popo / Come

LE DAKOUIN : le plat le plus apprécié des pécheurs. Une fois de retour de la pêche, les pêcheurs font un bouillon bien assaisonné des poissons pêchés, et ensuite y versent de la farine de manioc. Avec une palette ou une cuillère, ils font un mélange qui au final donne une texture de pâte que l’on accompagne de piment ou d’une sauce tomate.

CÔME : une pâte cuite à base de maïs dans des feuilles de maïs à la vapeur que l’on mange avec du poisson frit et du piment noir.

ABLO : l’ablo est une pâte de céréales cuite à la vapeur. Elle se compose de maïs, de riz, de blé ou encore d’un mélange. Les petits pains (galettes) obtenus à la cuisson sont spongieux, tendres, légèrement sucrés et fermentés. On les mange au déjeuner ou au goûter. Les galettes de ablo s’accompagnent souvent de poisson fumé, frit ou braisé.

Porto-Novo

LE GBO KPÈTÈ : est obtenu en récupérant le sang du mouton et en le transformant en une soupe qui servira à accompagner des boules d’akassa ou de la pâte de gari.

SAUCE CRINCRIN - FRITURE DE VIANDE OU POISSON -PÂTE NOIRE (TÉLIBO) : plat souvent consommé par les yorubas de Porto-Novo.

Allada

VIANDE D’AGOUTI : rat de brousse que l’on trouve près des lacs et des rivières dans la plaine côtière. Sur les marchés du sud-ouest, il est vendu frit ou fumé. L’agouti à la sauce d’arachide est un plat très apprécié.

AGOUIN (escargots sous toutes ses formes de cuissons) : brochettes, frits, incorporés dans de la friture. Un plat souvent consommé avec les escargots : dja aux escargots accompagné de télibo et sauce crin-crin.

Abomey

MANTINDJAN ET LIO : Les feuilles de Gboma ont une variété de vertus incluant la réduction du stress. Vous pouvez donc avec ce plat, joindre l’utile à l’agréable en apaisant votre système nerveux et en faisant plaisir à votre palais. Dans les foyers polygames, les rumeurs disent que la femme préférée est la meilleure cuisinière de Mantindjan. Sinon en général, les femmes béninoises sont très fières de savoir que leurs maris sont de grands fans de leur Mantindjan. “Mantindjan” se traduit littéralement en langue locale par “sauce coincée”. Coincée pour dire qu’elle contient habituellement une grande variété de viande, poisson, crevette, crabe, peau de boeuf (kpaman), tripes, fromage local (wangashi); le tout immergé dans les feuilles et un flot d’épices, de saveurs et de senteurs. Les ingrédients ultimes pour réussir son Mantindjan sont la moutarde (afintin), la poudre de sésame (goussi ) et la poudre de crevettes.

PATTE DE MIL : pâte cuite à l’eau à base de farine de mil (parfois accompagné d’une sauce gombo).

 

Cotonou

LE TCHINTCHINGA : viande de mouton grillée vendu aux abords des buvettes et dans les gares routières.

ASSROKOUIN : sauce gluante à base de noix de pommes sauvages séchées et moulues. Obè abémon, la sauce Gombo et Goussi : un mélange de gombo et de farine de graines de courges avec d'autres épices et feuilles. Elle est faite avec de l’huile de palme rouge, de la viande, du crabe, des crevettes, du poisson fumé et du fromage local (Wagassi). Cette sauce peut être consommée sans sauce tomate et accompagne pâte de maïs, pâte télibô, igname pilée, foutou etc. On la fait manger à la nouvelle maman pour cicatriser rapidement ses blessures internes selon les dires de nos mamans. La préparation est rapide et permet de conserver les nutriments des légumes utilisés. Généralement, on prépare cette sauce avec du poisson séché ou fumé.

GARI FOTO OU GALIGNIGNAN : un cousin de l’attiéké ivoirien ; les deux ayant un dérivé du manioc en commun. Le gari est cependant beaucoup plus fin que les graines d’attièkè.

RIZ AU GRAS, un riz parfumé cuit dans une sauce tomate généreusement assaisonnée (ail, oignons, poivre, gingembre, le tout moulu bien sûr). L’ajout des feuilles de laurier lors de la cuisson confère au riz au   gras, son goût particulier. On peut en fin de cuisson, ajouter une macédoine de légumes ainsi que de viande ou du poisson frit.

AMIWÔ : pâte à base de farine de maïs, cuite dans une sauce-tomate épicée et servie accompagnée de poulet frit ou braisé. Plus rarement, ce plat peut s’accompagner de viande ou de poisson.

 

La cuisine de chez nous, par région

La cuisine de chez nous au Bénin : par région

Porto-Novo et ses environs

Dans cette partie du pays, on peut déguster un délicieux porc grillé accompagné d'akassa (plus précisément à Adjara).

Le Mono-Couffo

Les habitants de ces départements ont fait du manioc le maître mot de leur alimentation. On trouve de l’agbêli (pâte de manioc fermenté), du gari préparé en semoule avec des tomates, oignons et piments le tout cuit avec un cube maggie, ou encore du Dakouin. Si vous passez par ces régions ne ratez surtout pas les ablos. De délicieux petits pains à base de farine de riz, un peu sucré, et cuits à la vapeur.

Les collines, l'Atakora, Donga, Borgou

Le nord du Bénin est considéré comme le grenier de l’Afrique. On y retrouve les plus gros producteurs de gari et de tapioca de tout le pays. Les béninois du nord sont aussi friands d’igname pilé à la sauce arachide et de la pâte noire. On trouve dans ces régions plus facilement de la viande de brousse comme l’agouti, du lapin, des cervidés et du fromage peulh.

La cuisine de chez nous

La cuisine de chez nous au Bénin

La richesse de la gastronomie béninoise réside dans le fait qu’avec la même base de produits, de nombreux plats sont réalisés, tous plus goûteux les uns que les autres. Les viandes et poissons (frais ou fumés) en sauce constituent la base de ces plats. La cuisine béninoise offre ainsi un dépaysement à travers une grande variété de recettes. Elle est essentiellement faite à base de pâte de maïs au sud du pays et d'igname au nord. La pâte est la base de la cuisine béninoise et ses compositions et couleurs diffèrent selon les régions.

Les différentes pâtes Béninoises :

  • Pâte à base de farine de maïs (wɔ̆, amè, akumè) ou pâte blanche. Toujours accompagnée d’une sauce (tomate, arachide ou légumes, avec du poisson, du poulet ou du fromage).
  • L’Akassa (Guì, ogi, kanan) est une pâte à base d'amidon de maïs fermentée.
  • Pâte rouge (amiwo, djèwɔ̆, wɔ̆ wê), toujours à base de farine de maïs, la préparation est la même que pour la pâte blanche en y ajoutant tomates, huile rouge, oignons, cube "maggie crevette". Accompagnée en général du poulet.
  • Télibo (Telibɔ̆ wɔ̆) est une pâte à base de farine de cossettes d'ignames ou pâte noire, elle se déguste avec toutes les sauces.
  • Le piron (Bà, piron) est une pâte à base de farine de manioc (le gari).
  • Igname pilé (Agǔ, agoun) est une pâte à base d'igname cuit et pilé.

Les sauces

  • Nùsúnnú : sauce tomate à base de viande ou de poisson frit.
  • Houevi mou Nùsúnnú : sauce tomate à base de poisson frais.
  • Azin Nùsúnnú : sauce tomate à base d'arachide écrasée.
  • Man, gboma, amanvivè, fon man, glassé man : sauce tomate ou non à base de légumes.
  • Févi : sauce gluante à base de gombo (okra).
  • Nεnúwì sin, Nεnúsìn : sauce gluante à base de feuilles vertes.
  • Mɔ̌yò: sauce (généralement non cuite) à base de tomate, oignons et piments.
  • Blocotto : sauce préparée avec les pattes et la tête de bœuf.
  • Dja : friture de tomates assaisonnée d’oignons et d’un mélange d’épices : ail, poivre, gingembre et piment. L’ingrédient qui vient sceller le goût unique qu’on lui connaît est la poudre de crevettes. Il peut être servi avec du riz, atassi (riz aux haricots), du Abobo (haricots), de l’igname ou des alocos, plusieurs sortes de pâtes et de sauce gluantes (gombo, crin-crin), du pain etc.

Les autres accompagnements

  • Le gari : manioc en poudre que les enfants dégustent souvent délayé dans de l’eau avec des galettes d’arachide ou de l’arachide grillé.
  • Tapioca : préparé dans de l’eau avec de la citronnelle, de la noix de coco râpée et servi avec du lait concentré.
  • L’Igname : on le trouve bouilli, frit ou pilé.
  • Les bouillies : de maïs ou de mil.

Les beignets

  • Ata : beignets de haricots
  • Talé-talé : beignets de bananes avec de la farine de blé
  • Yovo-doko : beignets simples à base de farine de blé

Les boissons

  • Le vin de palme : un peu pétillant à cause de sa fermentation
  • Le Sodabi : alcool à 70-90° distillé à partir du vin de palme ou de maïs.
  • Le bissap : commun à toute l’Afrique, c’est du jus de fleurs d’hibiscus très rafraîchissant
  • Le jus de gingembre / le jus d’ananas
  • Le Tchoukoutou : bière artisanale du nord du Bénin à base de mil

SOURCES

    • www.pleinsdepices.com
    • www.wikipedia.fr

 

Focus. Le rêve brisé des working girls de Claire Leost

Focus : le rêve brisé des working girls
Le rêve brisé des working girls

Dans Le rêve brisé des working girls, Claire Léost décrit le parcours professionnel de dix femmes diplômées d’HEC, âgées de 35 à 40 ans et qui n’ont pas eu ou n’ont pas la carrière à laquelle elles pouvaient prétendre grâce à leur prestigieux sésame. Je cite : « Dix carrières qui ont buté sur un patron, un collègue, un partenaire, un mari et plus souvent encore sur elles-mêmes ».

Claire Léost, 36 ans, diplômée de Sciences-Po Paris et d’HEC, 2 enfants, est actuellement éditrice. A l’occasion des 15 ans de leur promo HEC (46% de filles,

54% de garçons), Claire Léost constate que sur la trentaine de femmes, une quinzaine ont vu un certain nombre de leurs rêves brisés. "La moitié d’entre nous seulement exerce une fonction dite  à responsabilité. Les autres attendent une promotion qui ne vient pas ou ont abdiqué toute ambition de faire carrière. Dans le même temps, les hommes ont tous progressé dans la hiérarchie ou créé et revendu leur entreprise".

Face à cette situation, elle ressent un sentiment de « gâchis ». A travers ce livre, elle essaye de comprendre pourquoi ses amies ont « craqué et abandonné, pour la plupart, leur carrière ? ». Pourquoi ce gouffre entre les résultats scolaires de ces filles, brillants, et leur très faible présence dans les hautes sphères des entreprises ?

Selon Claire Léost, différents pièges viennent se dresser devant les femmes et nombreuses sont celles à tomber dedans, au lieu de les éviter. Elle s’appuie sur ces 10 parcours féminins pour les détailler : le piège de la grossesse, le piège de l’apparence physique, le piège du conjoint (et de l’expatriation), le piège des réseaux féminins, le piège du travail à la maison, le piège des start-up « patriarcales».

Pour elle, l’explication de cette situation n’est pas tant une conspiration des hommes et des entreprises, que le fait et la responsabilité des femmes : « Nous n’osons pas parler d’argent, nous attendons passivement que nos mérites soient récompensés, nous travaillons dur mais discrètement, sans faire de bruit, sans nous mettre en avant. Nous manquons de confiance, doutons de nos capacités quand « eux » doutent avant tout d’être suffisamment bien payés » écrit-elle. Ne pas attendre que les entreprises ou les hommes changent, mais c’est aux femmes, de changer leurs comportements dans l’entreprise.

Claire Léost propose quelques mises en garde et conseils :

  • ne pas hésiter à (mieux) négocier son premier salaire. 57% des hommes le font, mais 7% seulement des femmes
  • bien choisir son premier poste, ne pas rater cette première marche
  • oser demander une augmentation et une promotion
  • oser s’exprimer même au sein d’une assemblée très majoritairement masculine
  • apprendre les codes de l’entreprise qui ne sont pas ceux de l’école et pour lesquels les garçons seraient bien mieux préparés.

Les filles, souvent meilleures élèves que les garçons, sont attachées au système scolaire méritocratique fondé sur le travail, l’application, la constance, la norme… « Mais les règles de l’entreprise sont différentes, les promotions récompensent plus souvent les revendications que les mérites ».

Claire Leost reconnaît être elle-même tombée dans certains de ces pièges. Lors de son premier poste, elle n’a jamais parlé d’argent: «pour moi, c’était malpoli, on m’avait appris à ne jamais demander, réclamer ». De même, elle avoue ne pas avoir participé plus que cela aux réseaux. Elle reconnaît avoir tendance, comme beaucoup de femmes, à se recroqueviller sur elle-même, « or c’est très mauvais pour progresser ». « Le midi, je ne vais pas déjeuner avec mes collègues pour boucler mon travail et ne pas rentrer trop tard le soir. En revanche, je suis quelqu’un d’assez cynique et je ne suis pas naïve. Je pense donc ne pas être tombée dans tous les pièges. Par exemple, au moment de la maternité, j’ai bien vu qu’il y avait des commentaires plus ou moins bienveillants et qu’il fallait que je résiste. Comme j’étais en pleine forme, c’était à moi de décider si j’avais envie de rester ou pas et ce n’était ni à mon patron, ni à mon mari ni à mes collègues de dire à ma place ce qu’il fallait que je fasse »